Les établissements « cluster »
L'Association MVR continue de recueillir les témoignages des victimes des établissements « clusters » pour lesquels l'Association (alors encore le Collectif des victimes des lasalliens) a publié des communiqués de presse en mars 2026 :
- Nous avons maintenant les récits concordants de plus de 40 victimes à Jean-Baptiste de La Salle (Rouen) qui pointent un nombre impressionnant de bourreaux sadiques et de prédateurs extrêmement actifs. Les témoignages récents révèlent en particulier un enseignant du collège, à la fois ultra-violent et pervers, qui pendant les dernières années de sa carrière arrivait en classe alcoolisé et imposait des attouchements aux élèves à son bureau devant toute la classe. En moyenne la moitié de la classe pouvait subir ces agressions, ce qui fait un nombre effroyable d'enfants abusés par cet homme qui n'a jamais été inquiété alors qu'il opérait ouvertement.
- À Passy-Buzenval (Rueil-Malmaison) et Saint-Augustin (Saint-Germain-en-Laye), les témoignages ciblent de nouveaux prédateurs identifiés comme étant actifs dans les années 80 et 90, alors que le climat de violence ne faisait qu'empirer.
Le Likès (Quimper), Saint-Genès (Bordeaux et Talence), Saint-Augustin-La Salle (Metz), Saint-Privat (Mende) et PIC (Béziers) concentrent un grand nombre de victimes sur plusieurs décennies et feront l'objet de communication de notre part au cours des semaines qui viennent. La Rochefoucauld (Paris) et Saint-Nicolas (Igny) apparaissent également de façon récurrente et particulièrement inquiétante dans les témoignages que nous recueillons.
Alors que le nombre de Frères dans les établissements diminuait régulièrement, nous recensons la présence de laïcs peu formés et clairement sous-qualifiés (recrutés notamment dans la famille des Frères ou parmi les vétérans des guerres coloniales), ce qui a contribué à entretenir l'utilisation de la violence comme outil pédagogique.
Enfin nous notons que les prédateurs identifiés dans les établissements étaient souvent de grands organisateurs d'activités extra-scolaires, excursions, camps de vacances ou séjours linguistiques, où ils sévissaient avec une grande facilité. Nous commençons à documenter des témoignages accablants sur ces situations, notamment dans les camps de vacances rattachés à la Congrégation des lasalliens qui en géraient un grand nombre jusque dans les années 90.